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TALK & LIVE UNPLUGGED – ANTE-CEREMONY / JC de CASTELBAJAC x NOUVELLE VAGUE x LABEL DALBIN @ Tokyo Art Club

19 mars 2011

Jean-Charles de Castelbajac est pour moi l’Artiste, le vrai, car à la fois créatif conceptuel, pluridisciplinaire, polymorphe, engagé et définitivement intemporel. Depuis des décennies, Il compte dans le paysage de la création française, avec une vision conceptuelle qui devient force de proposition. Aujourd’hui, il est aimé, adulé, porté par une génération de jeunes audacieux,  prônant l’originalité et l’anticonformisme du style.

Jean-Charles de Castelbajac est aussi un dénicheur de talents. Il met en avant les jeunes qui en veulent, et célèbre surtout ceux qui en ont.

Alors parce qu’il est brillant, qu’il aime une chose et son contraire, qu’il n’a rien perdu de sa rébellion ou de son goût pour la provoc, pour tous ses paradoxes, j’aime le suivre. Qu’il s’agisse de ses installations, ses défilés, ses vernissages, ou sa nouvelle lubie de demain, Jean Charles de Castelbajac restera toujours mon hôte privilégié sur Facescoop.

Voici le reportage photos de la soirée anté-Ceremony au Tokyo Art Club et du Show case de Nouvelle Vague.

La performance surprenante de « Nouvelle Vague » vient de prendre fin, alors je m’approche de Jean Charles de Castelbajac et le félicite de son initiative, sans oublier son magnifique défilé de la Fashionweek.

« Ah c’était mon préféré  ! j’ai enfin quitté ma tenue de camouflage multicolore, je suis rentré dans la dimension « spectraculaire ». Le côté sombre m’intéresse. »

ton côté sombre ?

Oui, chacun se construit quelque part sur des fêlures, qu’on transforme avec le temps en édifices. Il y a des édifices d’optimisme dont j’aime parler, et un besoin de retourner aux fondamentaux.

Ton défilé a été un peu comme une catharsis alors ? (rires)

Dans un sens OUI, une bonne dose d’ectoplasme, une bonne dose de mémoire, une bonne dose de dédicace aux copains qui ne sont plus là et que tu as envie de continuer à faire vivre en les projetant dans le futur, et surtout une bonne dose d’énergie celle de la modernité très parisienne.

D’où te vient cette énergie constante, lorsque cela fait déjà quelques (dizaine d’) années que l’on fait ce métier?

C’est dans ce qui est demain. Et demain se construit sur le souvenir. J’ai vécu tellement de choses extraordinaires que cela constitue le vivier de mon inspiration. Sans être ni nostalgique, ni amer, ni plein de regrets, j’ai découvert que le meilleur fuel pour se projeter dans demain, c’est le souvenir.

Pour toi, ce que les autres appellent « l’air du temps » s’exprime-t-il alors aussi par le souvenir ?

En fait « l’air du temps » C’est le souvenir projeté dans le futur avec un nouvel habit de lumière,  c’est cela l’idée !

« Ceremony » alors, d’où t’est venue l’idée ?

C’est Eric Dalbin qui a complètement flashé sur une évocation proche de « Astonomy dominae » sur le pont neuf où j’ai cristallisé Henri IV comme seigneur de la lumière et de l’espace. Et il m’a demandé de venir à Créteil pour cristalliser Nouvelle Vague et  Mareva, la femme de ma vie.

Lorsque je me ballade dans Paris, je te suis à la trace à travers tes dessins à la craie? C’est quoi le concept ? L’idée derrière ces anges habillant les murs de Paris.

C’est un peu comme disait René Char « seules les traces font rêver ». Ce soir d’ailleurs j’avais un petit bout de craie plus petit qu’un mégot et j’ai réussi à dessiner Monsieur Robert, en hommage à Robert Malaval. Quant au support,  il y a des murs qui m’appellent et d’autres pas du tout.

Et tu fonctionnes comme cela dans la vie, à l’envie ? A l’instinct ?

Absolument ! Je ne fonctionne que sur les passions, le climax, les envies, les rencontres ! Tiens, récemment on m’a posé la question « Comment cela se  fait-il  que vous n’habillez pas encore Céline Dion » (rire) j’ai répondu « ce ne sera pas possible cette affaire là !»

Et du coup quels sont aujourd’hui les artistes qui t’interpellent ?

Ce sont les jeunes groupes que je révèle tels que « gentleman driver » qui vient de faire mon dernier défilé, les « Crystal Castle » avec lequel j’ai un beau projet, et nouveau groupe Sud africain qui nous montre une scène où le blanc est minoritaire, et dont un des garçons est atteint d’une grave maladie.

Nous y voilà, est-ce ton goût pour  le côté sombre qui resurgit là ?

Non c’est un côté très optimiste au contraire.

C’est un peu paradoxal non ?

Je suis un paradoxe, un french paradoxe.

To be continued…

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